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Compte rendu d’activité 2003
mercredi 10 mars 2004, par Oumarou Kollo

LE PROJET SUBVENTIONNE AUJOURD’HUI :

Qu’est devenu ce projet ?

L’action 2003 a porté sur l’envoi de 3 camions chargés de matériels médicalisés (dont un échographe et un cabinet dentaire ), d’ouvrages scolaires et de matériel informatique ainsi que du petit outillage de jardinage acheminés dans le département de Diffa afin de compléter l’action précédente. L’ensemble de l’action a été réalisé par des personnes en grande marginalisation du pays de Morlaix. Malgré les difficultés matérielles rencontrées, le projet a entièrement abouti, a permis à dix ( 10 ) personnes de découvrir à travers l’acheminement des camions le département de Diffa.

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Retour mars 2003
L’équipe au retour du voyage

Il ont été rapidement confrontés aux difficultés quotidiennes de la population à l’Est du Niger. Ces dix personnes ont préalablement participé à l’élaboration du projet ( réunions hebdomadaires, collecte du matériel, aménagements et chargement des camions…) 2003 aura été aussi l’occasion de nombreux échanges constructifs. Des associations nous ont spontanément apporté leur soutien : Solidarité Santé (collecte de matériels médicalisés ), Rénov’habit ( atelier d’insertion pour femmes ), des tricoteuses âgées bénévoles pour confectionner des couvertures pour les hôpitaux, hôpital Morvan, RAPSODI ( Don Bosco ), Dr ROLLAND (cabinet dentaire à Morlaix), Lycée Tristan Corbière, Mairie de Morlaix, de St Pol de Léon, AFPA,… l’ensemble de ce travail nous permet d’aborder aujourd’hui des projets plus suivis en réponse aux demandes des populations locales et de nous tourner vers un partenariat avec les structures d’insertion du pays de Morlaix. Le projet profite-t-il à la population ciblée et s’inscrit-il dans son environnement proche ?  Oui Non Partiellement

L’ensemble du matériel médical a permis de compléter les équipements de l’hôpital de Diffa et des cases de santé. Les camions remis aux hôpitaux permettent leur approvisionnement régulier en médicaments depuis la capital Niamey située à 1400 km. Par ailleurs, nous avons appris avec beaucoup de satisfactions qu’ils desservent toutes les localités le long du parcours , celles ci passant leur commande au passage des camions. Ils servent aussi à la livraison des fournitures scolaires (avant notre passage, des fournitures étaient bloquées depuis 3 mois faute d’un moyen pour les acheminer dans les localités environnantes. De nombreux ouvrages scolaires remis aux collèges et lycées ont permis aux enseignants de construire et d’enrichir leurs cours tout au long de l’année, d’alimenter les bibliothèques, les jardins d’enfants,…La dynamique crée par cette action a un impact beaucoup plus important que nous ne l’imaginions sur la population de Diffa et son département car elle rompt en quelque sorte l’isolement d’une région particulièrement excentrée du reste du pays et la perception que ses habitants en ont. Est-ce que le projet prévu a permis aux personnes bénéficiaires de s’exprimer au sein de la structure et/ou d’être reconnus comme acteur de leur développement ? Si oui de quelle manière ? Le projet réalisé en 2003 a été mené à bien grâce au travail collectif de 12 personnes dont une majorité de bénéficiaires du RMI et en très grande marginalisation. Comme lors du précédent voyage, la préparation et le convoyage des camions à travers le Niger est l’occasion d’une rupture totale avec le quotidien. Cette aventure, si elle est vécue de manière très différente par chacun des participants, est toutefois l’occasion pour tous d’une grande parenthèse, d’un temps propice à la réflexion ainsi qu’une confrontation brutale avec une population en grand dénuement. Dès l’arrivée à Niamey, le groupe est accueilli par une association des ressortissants de Diffa vivant à Niamey, ce qui permet une immersion immédiate au cœur de la société africaine. Après les difficultés du voyage ce sont des moments intenses car le convoi est attendu depuis plusieurs semaines et l’accueil des populations dépasse ce que l’on peut imaginer. De nombreux allocataires ont participé aux réunions organisées avec les représentants des différentes institutions ( santé, éducation,…) Il est d’ailleurs paradoxal de voir combien des personnes en telle rupture dans notre société (squatts, prison,…) peuvent à ce point s’impliquer et avoir un grand sens des responsabilités pour mener à bien un tel projet. Le retour est cependant pour certains une période de déstabilisation et nous montrons là nos limites car à ce jour, nous n’avons pu trouver un prolongement à ce voyage. Ceci représente un travail très lourd et réellement individualisé pour lequel nous n’avons aucune formation. C’est pourquoi l’idée d’un partenariat avec des institutions Morlaisiènnes se fait jour. Toutefois, après l’organisation de ces deux voyages, de nombreux points positifs apparaissent.  Une solide amitié et solidarité entre les membres de l’équipe  Des initiatives ( création d’une toute nouvelle association par les bénéficiaires du voyage pour commercialiser l’artisanat nigérien avec pour cadre les règles du commerce équitable  Inscription à des formations dès le retour ( stage de carreleur, de photos, d’élagage,…)  Rédaction d’un livret de voyage Pour chacun d’entre eux le lien avec l’association reste très fort. La subvention accordée par les institutions a-t-elle été un facteur primordial de la réussite du projet ? Pourquoi ?

La subvention accordée par les institutions est un élément essentiel pour mener à bien un tel projet pour des raisons tout d’abord matérielles. Malgré l’attention apportée à chacun des postes de notre budget, les investissements sont relativement lourds (achat et réparation des camions, transport maritimes des containers, transport des personnes, prise en charge du groupe pendant 4 semaines, carburant,…) La rigueur que nous apportons à ce suivi nous permet aujourd’hui de mieux cerner les dépenses et de les optimiser. Par ailleurs, le soutien des différentes institutions est pour nous plus qu’un encouragement car c’est aussi la reconnaissance d’une action qui mobilise toute notre énergie et pour laquelle nous pourrions parfois douter si nous ne rencontrions pas en écho l’écoute d’organisme prestigieux et qui pour nous est presque inespéré.



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