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Carte d’identité du Niger
samedi 24 décembre 2005, par postmaster

Hier encore, l’Afrique dans sa grande majorité, vivait dans les temps coloniaux. Dotée de précieuses matières premières, l’Afrique n’en a pas pleinement profité : victime impuissante de l’économie d’exploitation, incapable de négocier les prix de ses matières premières, …

Face à cette lente dégradation économique, les populations africaines ont recherché des réponses de survie afin de résoudre leurs problèmes quotidiens. En dépit de tous les scénarios catastrophes annoncés ou prévisibles, le continent parvient à surmonter les épreuves grâce à son trésor d’imagination et de débrouillardise inventive.

Quels sont les impératifs pour l’Afrique du 21ème siècle ?

 trouver une nouvelle voie de développement renonçant au principe du retard à combler avec l’Occident ?  savoir compter sur ses forces propres, mobiliser ses ressources humaines, notamment la jeunesse, en l’exhortant à construire son avenir sur place et non chez les autres ?  se montrer capable d’engendrer ou de réveiller des utopies stimulantes ou mobilisatrices ?

Le continent noir reste à construire.

Ses énormes besoins d’infrastructures devront faire appel à un usage raisonné de ses ressources pour concilier leur utilisation avec le souci de préservation de l’environnement et de legs aux générations futures. Cela sera possible si l’esprit de partage et de justice se place au centre de la vision du monde africaine : aspiration à des sociétés démocratiques pluralistes et ouvertes aux échanges avec les autres continents.

Que peut attendre l’Afrique de l’occident ?

Une vision du monde fondée sur le partage des connaissances et des richesses ? Cela peut commencer par exemple par la réduction ou l’annulation de la dette des plus démunis… Des échanges respectueux des hommes et des femmes vivant sur le continent noir ? Nous souhaitons vivement entrer dans ce cadre relationnel humaniste. C’est notre premier souci. Mais aussi sur place, dans nos pays considérés « développés », nous devons appliquer la règle élémentaire de la chasse au gaspillage et au consumérisme débridé. Nous faisons chaque jour le constat que des biens matériels, estimés obsolètes en Europe, rendraient de grands services en Afrique. Et nous pensons encore que les personnes dites défavorisées et écartées du système économique classique peuvent, de même, contribuer à rendre des services aux Africains. Et inversement, nous avons à apprendre et à nous enrichir au contact des même Africains.

/1/ Sa géographie, son économie

Dans une des régions les plus ensoleillées et les plus chaudes du globe, de grandes étendues arides du Sahara et du Sahel occupent plus de la moitié du territoire Nigérien. On rencontre un climat essentiellement sec, avec de fortes amplitudes de températures. Ce climat dans son ensemble est caractérisé par :

-  une température moyenne très élevée ( autour de 35° C à l’ombre ) ce qui réduit considérablement les activités : hommes et animaux étant réduits à rechercher des coins frais et à espérer les premières pluies, qui ne se manifestent qu’aux environs de la mi-mai.
- 
-  de juin à septembre, des pluies plus ou moins fréquentes selon les régions mais suffisantes pour recouvrir la nature d’un beau manteau vert particulièrement « rafraîchissant ». les zones rurales sont alors prises d’une intense activité :les villages se reconstruisent, les saisonniers reviennent pour aider les parents, les champs de mil, de sorgho, de maïs, d’arachides ainsi que les potagers renaissent.

-  une longue saison sèche d’octobre à mai caractérisée par une baisse de température de décembre à février ( saison sèche et froide ). La température avoisine les 0° la nuit et d’avril à mai une saison sèche et chaude.

Le Niger présente du sud au nord trois ( 3 ) zones climatiques :

La zone sud-sahélienne

Cette partie est la plus arrosée du pays avec 800 à 900 mm de pluie par an. Région à vocation agricole, elle connaît, à côté d’une végétation de savane arborée, des cultures vivrières, d’arachide, de coton,…

La zone sahélienne

De 200 à 600 mm d’eau par an, elle est marquée par une végétation de steppe à épineux et acacias. Elle demeure la région de prédilection de l’élevage. Cette zone est surtout revêtue d’une rare pelouse plus ou moins fournie que broutent les troupeaux des éleveurs, nomades et sédentaires. La végétation se densifie en descendant vers Niamey et en pénétrant au sud. On voit alors apparaître de beaux arbres comme le Gao, le Baobab, le Kapokier, le Karité, le Caïlcédrat, …

La zone saharienne

Cette zone représente plus de 60% de la superficie du pays. La végétation est plutôt rare, et même absente dans le TENERE. On y trouve quelques palmiers dattiers autour des oasis et également plusieurs autres essences comme l’eucalyptus, les flamboyants,… La température présente des extrêmes très marqués : très chaude le jour et très froide la nuit.

L’économie est portée pour une partie par l’agriculture et on favorise de plus en plus les cultures de petite irrigation qui donnent d’excellents résultats et permettent aux populations rurales de travailler 12 mois sur 12. Elles font ainsi de la culture fluviale pendant la saison des pluies et de l’oignon, du blé, des cultures fourragères et des légumes pendant la saison sèche. La culture du manioc est aussi de plus en plus favorisée. Le Niger est un pays peu urbanisé ( 15 à 19% ) mais qui compte néanmoins des villes très anciennes comme Zinder et Agadez.

La dette du pays avoisine les 750 milliards de FCFA et la masse salariale absorbe les 2/3 des ressources internes. Le réseau hydraulique se limite :
- à l’ouest au cours du fleuve Niger, qui s’étire sur 500 km et navigable en hivernage
- au sud-est au Lac Tchad et quelques petits cours d’eau saisonniers comme la Komadougou yobé qui se jette dans le Lac Tchad

/2/ Sa population

Pays charnière entre l’Afrique arabo-berbère et l’Afrique soudano-sahélienne, le Niger se présente comme un pays où cohabitent des peuples d’origines très diverses. 10 millions de Nigériens y vivent et la croissance démographique est très forte. Un habitant sur deux est âgé de moins 15 ans. La répartition de la population est très inégale selon que l’on examine les régions semi-désertiques du nord et de l’est ou la vallée du fleuve. La langue officielle est le Français. Le Haoussa est la langue véhiculaire utilisée par environ 80% de la population. On y parle aussi le tamacheq, le kanouri, le peul. La moitié de la population est composée de Haoussa ( 52% ), de Djerma-Songhaï (15%). Puis viennent les Peuls (10%), les Touaregs, les Kanouri, les Arabes, les Gourmantchés,…

On dégage aujourd’hui deux grands ensembles nettement distincts :

Les populations nomades au nord parmi lesquelles :
-  les touaregs avec une organisation structurée en classes : les seigneurs, les marabouts, les artisans, vivent généralement sous des tentes et sont surtout des éleveurs de chameaux, de chèvres, de bœufs et de moutons. Ils parcourent habituellement de très grandes distances avec leur troupeaux.
-  Les peuls constituent la deuxième population nomade du Niger. Ils sont encore intégralement pasteurs et nomadisent à longueur de l’année à la recherche de bons pâturages.

Les populations sédentaires au sud se répartissent en plusieurs groupes :

-  les songhaï et les djerma, essentiellement pêcheurs et piroguiers vivent le long du fleuve. Leur habitat traditionnel est constitué de cases rondes souvent entièrement en paille.
-  les haoussas vivent au centre ( entre Dogondoutchi et Zinder ) et sont des agriculteurs de bonne réputation mais aussi des artisans renommés du cuir et du vêtement. La langue haoussa est parlée dans d’autres pays d’Afrique centrale et tout le nord du Nigeria.
-  les kanouris à l’extrême Est du pays ( entre Zinder et le Lac Tchad ) sont spécialisés dans la préparation du sel et aussi la pêche et l’élevage. Il ont beaucoup le goût de l’exploit et de l’aventure.

Une très grande majorité de nigériens pratiquent la religion musulmane. On y voit de nombreuses écoles coraniques et de mosquées disséminées un peu partout sur le territoire. Cependant, quelques peuples ont gardé leurs traditions animistes : les peuls Bororos et les Aznas. On compte tout de même quelques chrétiens dans la région de Niamey et de Dogondoutchi.

/3/ Ses besoins

la position sahélienne du Niger contribue largement à maintenir un très faible niveau de développement. Depuis plusieurs années, les priorités portent sur la satisfaction immédiate des besoins des populations, sur l’amélioration des conditions sanitaires et sur la formation des tranches d’âges les plus jeunes qui représentent la moitié de la population. Cette situation de pauvreté menace la stabilité et le développement du pays. Faire participer la population aux différents travaux pour répondre au plus près à leurs besoins en matière :
-  de santé et d’eau potable
-  d’éducation
-  d’industrialisation et auto-suffisance alimentaire permettrait de responsabiliser cette population, de l’impliquer activement et de réussir des programmes qui reflètent fidèlement leurs aspirations. On pourrait imaginer des organisations sous forme d’atelier, de coopérative ou toute forme de structure participative. D’ autre part, il est à noter que le Niger est le parent pauvre des associations caritatives Européennes, qui sont très présentes sur les pays frères voisins tels que le Burkina-Faso, le Mali, le Congo,… L’ attente d’aide des habitants de Diffa concerne l’apport en matériels, mais aussi l’apport de chaleur humaine qui peut leur apporter un soutien moral et constituer une forme de parrainage.



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